10 Caractéristiques du burn-out parental

Je fais un burn-out parental.

Ce matin, je n’ai pas réussi à me lever.

Je vous préviens, il n’y a ni humour ni bienveillance dans cet article.

burn-out parental, épuisement maternel

 

1. Fatigue

C’est, parait-il, la première phase. L’épuisement. Ça fait des semaines que ça dure, que j’ai de plus en plus de mal à me lever le matin. Mais bon, voilà quoi, une petite fatigue qui dure, c’est vrai que je me couche trop tard… ça va passer… je vais faire une cure de fer… De magnésium, aussi…

Ce matin, je n’ai pas réussi à me lever. Sauf que je n’avais pas tout à fait le choix, voyez-vous. Alors j’ai mis des legos par terre dans la chambre pour les enfants qui réclamaient mon attention, et je me suis recouchée

 

2. Irritabilité

Est-ce lié à la fatigue ? Je suis devenue l’impatience incarnée. D’humeur exécrable avec mon mari et mes enfants, j’ai des épisodes d’agressivité envers eux tous les jours, sans exception. Je ne me reconnais plus, parfois, comme si cette violence ne m’appartenait pas vraiment. À vouloir que mes enfants me laissent tranquille, puis à les rassurer, puis à crier, puis à m’excuser je les aime c’est pas leur faute… Allez, ça va passer… Je vais travailler sur moi, je vais faire des efforts. Demain je serai une meilleure mère, une meilleure épouse, je vous le promets…

Belles promesses en l’air.

Il y a deux jours j’ai insulté mon mari au point que je me demande sincèrement combien de temps notre mariage va encore durer.

 

3. Distanciation

La deuxième phase. Me couper des émotions, les miennes et celles de mes enfants.

Aujourd’hui, alors que mon fils pleurait, je me suis cachée sous la couette.

 

4. Automatisme

Pas la peine d’appeler les services sociaux, hein. J’ai nourri mes enfants. C’était même bio. J’ai fini par sortir de sous la couette pour les empêcher de s’entretuer à coups de legos. Je me suis occupée d’eux. Même si on n’est pas sortis de la journée, j’ai ouvert la porte du jardin pour les laisser s’ébrouer à détruire une nouvelle parcelle de notre pelouse.

Tout en menaçant mon mari par sms pour qu’il rentre du travail le plus tôt possible, et en négligeant les multiples sollicitations non vitales de mes enfants.

 

5. Partir

Je ne sais pas trop où j’en suis dans les phases officielles de ce rouleau compresseur de burn-out. Tout ce que je sais, c’est que là, j’ai juste envie de partir. Ça fait un petit moment que je fantasme des ruptures avec ma vie actuelle. J’essaie dans ma tête de trouver un moyen de partir très loin, très très loin de mon rôle de mère. Sans faire souffrir mes enfants, car malgré la distanciation, j’ai parfois des sursauts de connexion avec eux.

Donc je reste.

 

6. Je ne veux voir personne

Ça va toujours mieux après une après-midi avec une copine, allez, il suffit de recharger mes batteries émotionnelles, de remplir mon réservoir affectif de rigolades compréhensives entre amies. C’est un mauvais cap à passer, on connait tous des jours sans, ça va aller mieux en discutant avec d’autres mères qui savent à quel point c’est dur.

Ce matin, une copine m’a envoyé un message pour me proposer qu’on se voie cet après-midi. D’ordinaire, je me serais jetée sur cette main tendue. Aujourd’hui, pour la première fois, j’ai décliné l’invitation providentielle. Trop fatiguée pour affronter le sac à préparer sans rien oublier, le bus, les murets à grimper…

 

7. Je ne veux parler à personne

J’ai assez honte comme ça. Je me sens assez une merde comme ça.

Cet article n’est pas un appel à l’aide. Merci de me laisser tranquille. Je vais m’en sortir !

Et merci de garder vos conseils pour vous.

Pas la peine de me dire que ça ira mieux après une bonne nuit de sommeil. J’ai passé mes vacances à faire la grasse-matinée dès que j’en avais l’occasion.

Pas la peine de me suggérer d’arrêter le gluten et de me mettre au cru, je n’ai pas besoin d’une nouvelle injonction à la con pour être mieux dans mes baskets.

Pas la peine de me dire que je suis une mauvaise mère, je le sais déjà.

Pas la peine de me dire que je suis une bonne mère, je n’ai plus envie d’être une bonne mère.

Le premier qui me dit que c’était prévisible avec mes lubies de maternage, d’allaitement, de cododo, de parentalité positive… je lui colle une tarte et je l’enjoins à ne jamais revenir sur ce blog.

 

8. Ce n’est pas une dépression

Je n’ai pas perdu ma joie de vivre : mon mal-être est concentré sur mon rôle de mère. Dès que mon mari sort avec les enfants et que je me retrouve seule au calme, je respire. Dès qu’ils dorment, je retrouve passion et énergie pour mes projets créatifs et professionnels… et je me couche trop tard, donc, alimentant le cercle vicieux de la fatigue… Pas la peine de me dire de me coucher plus tôt et de sacrifier ainsi mes quelques heures de temps pour moi par jour. Merci. Ce serait ne vraiment rien comprendre au burn-out parental.

C’est moche, hein ?

 

9. Progression

C’est allé en crescendo, une chute lente, des jours mieux, des rechutes… Depuis la naissance de mon premier enfant, je le vois venir. Je suis juste allée trop loin, persuadée que j’étais de pouvoir m’en sortir sans aide. L’équilibre s’est brisé.

Cette fois-ci, ce n’est pas un petit déséquilibre passager. C’est une vraie cassure.

 

10. La honte et la culpabilité

Je ne développe pas. C’est évoqué entre toutes les lignes de cet article. C’est le point central de toute cette histoire.

Je crois que j’ai même dépassé le stade de la culpabilité de la mère ignoble que je suis devenue, pour en venir à vous écrire tout ça.

 

Conclusion : mettre des mots sur le burn-out parental

Aujourd’hui, j’ai regardé en face le fait que ça n’allait pas du tout, depuis trop longtemps, et trop intensément. J’ai fait une recherche sur internet, j’ai regardé des vidéos, j’ai beaucoup pleuré en admettant que je vivais bel et bien un burn-out parental. Je coche toutes les cases.

Voici mon burn-out maternel. J’aurais dû le voir venir. J’ai ignoré. J’ai contrôlé. J’ai minimisé.

Je ne supporte plus mon rôle de mère. Ce n’est plus « parfois » (comme j’en ai déjà parlé dans ma vidéo 10 Arnaques de la maternité). C’est tout le temps.

Ça va aller mieux, maintenant que je peux le regarder en face, et que j’accepte que ce n’est pas une énième résolution pour être une meilleure mère (« demain c’est promis ») qui va m’aider à aller mieux

C’est l’article écrit le plus rapidement de l’histoire de ce blog. Je le poste rapidement avant que je ne me ravise et que ça aille « mieux ». Je l’ai écrit pour les autres parents en burn-out. Vos témoignages sont les bienvenus. Par contre, gardez vos conseils et vos gentilles sollicitations pour vous, ça risquerait de m’énerver, et je suis assez sur les nerfs comme ça en ce moment.

Je reviens vite avec de nouvelles blagues :-)

34 commentaires sur “10 Caractéristiques du burn-out parental

  1. Bonjour, c’est exactement ce que j’aurai pu écrire je pense être dans le même cas un vrai cercle vicieux, le soir en étant seule on se persuade que demain c’est décide on mettra tour en oeuvre pour que ça aille et puis voilà énième échec… Je me demande surtout comment ça se soigne surtout que je vis loin des proches donc pas moyen de faire garder les enfants pour souffler.. Courage a vous

    • Merci, courage à vous aussi. J’ai surtout l’impression qu’il est très difficile d’en sortir seule… C’est cette vidéo que j’ai vue cet aprèm qui m’a fait prendre conscience de ce que je vivais, et suite à laquelle j’ai pu mettre des mots… Ils donnent des pistes pour s’en sortir https://www.youtube.com/watch?v=dd9UvoBnmk4

  2. Merci d’avoir mis les mots sur quelque chose de si difficile à vivre et tellement incompréhensible pour l’entourage. Je me retrouve dans ces quelques lignes. Vraiment merci.

  3. Bonjour
    J’ai vécu la même chose. Mais je m’en suis aperçu trop tard. Parce que j’étais trop exigeante envers moi même dans mon rôle de mère. Je voulais trop bien faire. C’était juste impossible. Moi aussi j avais besoin de respirer. J’ai trouvé de l’oxygène dans l’amour extraconjugal. Ça m’a coûté très cher, au delà de ce que vous pouvez imaginer. Votre article m’a bcp touchée. Ça remue tellement de choses en moi. On aurait sûrement bcp de choses à partager. Merci pour votre écrit.
    Nathalie

    • Sensation d’étouffer, besoin de changer, de partir, d’envoyer tout balader, de casser toutes les règles après s’être enfermée inconsciemment dans un tas d’exigences et de perfectionnisme… Jusqu’à peut-être faire du mal autour de soi sans le vouloir… Comme je comprends ! Merci pour votre commentaire, j’espère que vous avez trouvé l’apaisement <3

  4. C’est tellement ça … merci de le mettre en mot, je me sens moins seule (pas moins coupable ou honteuse hein, faut pas pousser pour l’instant lol). Combien de fois j’ai élaboré les scénarios du « partir loin » en me persuadant que ce serait le mieux pour tout le monde, seule dans le salon le soir (la nuit ?) parce que c’est le seul moment où c’est calme et sans contrainte.
    À l’étranger, sans famille ni amis proches près de moi, c’est tellement dur parfois. Mais …. la petite dernière commence la preschool dans 2 semaines, et (horrible mère que je suis), j’ai hâte de pouvoir me retrouver. C’est ça qui est vital : se retrouver parce qu’on s’est perdue, on n’est pas seulement mère, seulement pour la famille. On a besoin de nous-même et de ne pas s’oublier. Et malgré le fait que je déteste pour l’instant celle que je suis devenue, je garde l’espoir de réapprendre à m’aimer et aimer ma vie. Courage !

    • Bonjour ,
      Je vis moi aussi à l’étranger sans famille ni amis proches , un bébé de 10 mois et pas de travail pour être quelqu’un de plus qu’une maman. Si vous voulez qu’on s’écrive pour partager nos expériences je vous donnerai mon adresse émail .
      A bientôt ,
      Angélique

    • Merci pour ce commentaire. Oui, ça fait tellement de bien de savoir, de lire, de comprendre qu’on n’est pas seules. On est nombreuses à nous retrouver dans cette situation, que nous avons choisi pourtant (et que pour ma part je ne regrette jamais), de vivre loin de nos proches… Mais nous ne sommes pas faites pour vivre en huit-clos avec des enfants… ça ne se fait pas du jour au lendemain, mais je l’expérimente depuis que j’ai écrit cet article : on peut aller mieux, petit à petit, en prenant conscience de certaines exigences intérieures en contradiction avec notre bien-être, ou même en réalisant ce qui nous empêche d’avoir envie d’aller mieux parfois !

  5. Je me rends compte en lisant que je coche aussi toutes les cases… Merci de m’aider à réaliser ce que je vis et nie depuis des mois. Je vais regarder la vidéo pour avoir des pistes pour en sortir…
    Je sais que vous ne le croirez pas pour le moment mais vous ÊTES une bonne maman. Courage et pleins de choudoudous ❤ !

    • Merci Gaëlle :-) C’est la première étape, mais fondamentalement, ne plus nier, et accepter qu’on a certainement besoin d’aide :-) j’espère que vous avez avancé dans votre cheminement depuis votre commentaire <3

  6. J ai connu ca quand mon fils avait 5 ans. Quand j ai realise. J ai decide d arreter de croire au mythe de la mere parfaite. De me donner le droit de ne pas etre parfaite. J ai stoppe tout ce qui n etait pas necessaire et j ai pris du temps pour moi. Ca s est ameliore petit a petit. La petite enfance est une periode tres difficile mais limitee. Courage ils vont grandir. Ils prendront de l autonomie. Ca ira mieux un jour.

  7. J’ai connu. Des fois, je me demande si j’en suis sortie complètement. C’était il y a 3 ans maintenant. Un jour on se rend à l’évidence. Alors qu’on connaît le sujet, les signes. Pour les autres. Mais non en fait. Ça peut arriver à tout le monde.
    Gros, mais alors vraiment, gros hug, celui qui réconforte, celui qui fait lâcher la pression.
    Bonne continuation

  8. Je vis tout à fait la même choses et pourtant je n’ai que 2 enfants 16 et 5, ça devrait aller je me dis tout le temps. La culpabilité est le pire, en effet. ça se double d’un burn out professionnel aussi, aoutch…..
    la perte du lien affectif, je m’y retrouve aussi, c’est ce qui fait le plus peur, pour moi en tout cas
    En juillet, ça a atteint des sommets. Je me suis dit qu’il fallait que je réagisse avant de me retrouver à l’hosto ou à frapper ma fille…. ou je ne sais quoi encore d’horrible….
    Depuis je suis en incapacité de travail depuis 1 mois, indispensable, je pense pour réfléchir à tout ça, se repose, être seule (enfin!) et penser à des solutions/alternatives… et pour moi la chance d’être tombée sur la bonne thérapeute. C’est pas gagné mais ça va mieux…. je retrouve des moments de simple plaisir à être avec ma fille de temps en temps, ça ne m’était pas arrivé depuis des mois…. Courage!

    • Merci pour votre commentaire Babou. Moi aussi je n’ai « que 2 enfants », mais le burn-out n’est pas une question de nombre d’enfants, on peut même le traverser avec un seul. C’est le plus terrible, la perte du lien affectif, c’est ça qui m’a poussé à vraiment réagir, à accepter que j’avais besoin d’une aide extérieure et neutre, que j’avais envie de sortir du burn-out même si j’ai tellement touché le fond que je n’avais envie de rien, pas même d’aller mieux, en fait… Courage à vous aussi, je vous souhaite de plus en plus de moments joyeux et en paix avec votre fille et vous-même <3

  9. Juste merci en fait …

    Je le savais, je le sentais, mais le lire noire sur blanc c ce prendre la claque qu’il me fallait… .
    Et maintenant on fait quoi ?

    Je suis perdue. Personne ou presque ne sait. Et pourtant j ai si mal

    • Bonjour Lise… C’est ça, la claque de réaliser ce qu’on savait déjà… Il m’a suffit d’un rendez-vous avec une thérapeute pour aller mieux, même si ce n’est pas fini… J’ai trouvé une thérapeute qui fait de l’hypnose et de la thérapie sur l’enfant intérieur. J’ai retrouvé l’espoir. Il m’a fallu des années pour accepter que j’avais besoin d’aide extérieure, et faire le premier pas de chercher et contacter quelqu’un. Quand on en arrive là, je ne vois pas quoi d’autre pour parvenir à remonter vraiment (et pas juste encore un de ces « ça va mieux, aujourd’hui je n’ai perdu patience qu’une seule fois, je vais m’en sortir toute seule » qui le lendemain ne signifient plus rien)

  10. Je comprends tellement cet article, toi la maman qui a posté ça, cette maman c’est moi, c’est arrivé très vite, après les 6 premiers mois, l’allaitement qui devient une obsession car c’est  » le mieux  » pour mon petit, les nuits inexistantes à cause d’un RGO sévère et la peur qu’il s’étouffe… les petits plats maison car les pots c’est de la merde et les lessives qui n’en finissent pas et puis les premiers pas, la recherche d’un emploi, le temps plein ou rien, la course, les cris, les claques qui se perdent, les mots durs, les regrets et cette putain de culpabilité qui de suis comme ton ombre et mon fils que j’adore mais que je supporte plus mais qui me manque dès qu’il est deux jours chez ses grands-parents ( à ma demande) la prise poids, le verre du vin le soir et les médocs pour dormir et arrêter de ruminer et cette envie d’en finir ( parfois)
    Et ses petits bras potelés qui me sers et me disent :  » je t’aime  » et je reprends courage mais c’est dur. Fille t’es pas seule, j’ai rien à te conseiller, juste te dire que je suis là et merci pour ton message, je pleure dans le train en écrivant ça mais ça libère ❤️

  11. Merci d’en parler! C’est tellement tabou…
    J’ai vécu un épisode similaire ce printemps, enceinte de 6 mois. Par chance, j’ai un boulot 4 jours par semaine et mon médecin m’a arrêtée immédiatement et jusqu’à la fin de la grossesse. Je me suis reposée 3 mois et ça va nettement mieux. Oui, même avec un bébé de 2 mois… Cet épisode m’a enseigné l’humilité de reconnaître que, parfois, on n’est pas la meilleure personne pour s’occuper de nos enfants.

  12. J’ai cru comprendre que vous habitiez à l’étranger, mais il doit y avoir une émission similaire dans tous les pays: la télé réalité s’empare du burn out parental avec Super Nanny. Une femme tirée à quatre épingles arrive dans un foyer où Cindy et Jean-Christophe (alias J-C), 44 ans à eux deux, qui habitent dans le Nord, n’arrivent plus à tenir leurs quatre enfants en bas âge. Comédiens ou non, c’est à chaque fois le même schéma, le même message: montrez l’amour, sortez de votre appartement, montrez aux enfants que ce n’est pas eux qui commandent. En cinq jours le tour est joué… mouais. Merci pour votre article! Je pense que c’est une vraie souffrance qui ne se soigne pas à coup de baguette magique. Personnellement, j’ai plutôt connu le burn out au travail. Au moins on est content de rentrer à la maison! en passant un compliment: j’adore votre blog qui est tout en cynisme jovial :-D

    • Merci Lucie ! « Mouais », comme vous dites, à propos de Super Nanny… Je ne regarde même pas la télé à vrai dire, mais il me reste internet pour m’abrutir de temps en temps ;-)

  13. Bonjour ,
    Merci pour cet article qui nous fédère et nous fait du bien. Un des commentaires m’a notamment touchée et j’aimerais entrer en contact avec cette personne mais naturellement je n’ai que son pseudo , et elle n’a pas lu je pense ma réponse à son commentaire sur cette page . Pourrais-tu s’il te plaît la contacter en lui demandant si elle veut bien que l’on s’écrive? Son pseudo est VACREG. Je n’ai aucune idée de comment fonctionnent les paramètres de confidentialité d’un blog et si tu peux même la contacter , mais si c’est possible ce serait vraiment chouette .
    Merci beaucoup ,
    Angélique

  14. est ce qui burn out parental est forcément sur une longue période non stop? je fais l’ief avec mes 3 enfants (8, 4, 2ans – qui plus est, est un babi…), ns sommes expats sans personne sur qui compter pr prendre le relais, mon mari travaille énormément… en fait, je réponds à ts les critères décrits.. mais pas forcement quotidiennement… j’ai des journées avec et de jrs où ça va globalement bien mieux..
    courage en tt cas pour passer ce cap et retrouver l’équilibre familial dont tu as besoin pour t’épanouir et faire tourner tte ta petite famille..

  15. Que c’est dur de lire ces commentaires de mamans !! Je suis jeune maman moi-même et tout comme toi j’ai l’impression que je sens quelque chose venir depuis la naissance de ma fille. Pour m’aider dans ma recherche d’éducation bienveillante je lis des blogs comme celui -ci et d’autres aussi, et cet article m’a donné envie de vous partager un article d’un autre blog de maman sur l’éducation CTFD (calm the fuck down) que j’ai trouvé inspirant =)
    http://www.lumai.ch/la-methode-deducation-ctfd/
    Bon courage à toutes !!

  16. Bonjour et merci à toutes pour ce moment de partage. J’en suis là aussi, et je n’arrive plus à me dire que « une fois qu’elle fera ses nuits ça ira mieux », « il faut attendre qu’elles poussent un peu et ça ira mieux », « si j’avais plus d’aide ça irait mieux », « un petit coup de reins et j’aurai atteint la vitesse de croisière », « je ne vais plus jamais perdre patience, je vais y arriver pour mes petites, plus jamais jamais », et la vitamine D et le magnesium et l’Omega 3 et ainsi de suite. Le grand moment de vérité est devant moi. Merci encore pour vos mots.

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