10 raisons pour lesquelles mon fils ira à l’école malgré mes idéaux d’IEF

la non-rentrée d'enfants faisant l'école à la maison

Avant d’avoir des enfants, il ne me serait pas venu à l’idée de remettre en question l’école. L’école, quand même ! Des débats pour ou contre la tétine, je veux bien, mais l’école ! Voyons… Puis mon premier fils est né. Le sujet de l’école à la maison, ou plutôt de l’instruction en famille (IEF), voire de l’unschooling, revenait dans mes lectures et sur internet. Quand on s’intéresse à la parentalité positive et au maternage, c’est un sujet qui s’immisce souvent dans les discussions. À force d’entendre, de lire, de regarder, ma perplexité distante sur le sujet de l’IEF est devenue curiosité grandissante, est devenue passion naissante, est devenue évidence évidente.

Mes souvenirs de l’école me sont revenus, pas très glorieux. J’ai toujours été une bonne élève, mais… à quel prix ? Combien de mini-traumatismes au quotidien pour rentrer dans le moule, pour me conformer ? Combien d’heures et d’heures et d’heures de rêverie pour m’échapper d’un ennui mortel ? Combien de leçons apprises par cœur pour les oublier dès le lendemain ? Combien d’étouffements silencieux face à l’autorité du maitre, l’adulte, le grand, celui qui sait, mieux que moi forcément. Puis, une fois adulte, ma carrière lancée, combien de batailles intérieures pour admettre que je n’étais pas à ma place, que mes passions étaient ailleurs ?

Tout ce qui m’est le plus utile aujourd’hui, ce n’est pas à l’école que je l’ai appris. Lire, écrire et compter ? Oui, certes, mais avais-je besoin d’une école pour ça ? Par contre, j’ai encore des séquelles de l’école. J’ai toujours peur de la mauvaise note. Et je suis encore, souvent, à mon grand désarroi, à la recherche du bon point.

On pourrait me dire que j’exagère. Je n’exagère pas. Je ne me suis pas construite grâce à l’école, mais malgré l’école. Non, je n’en suis pas morte. C’est vrai.

On pourrait me dire que mon expérience n’est pas généralisable. C’est vrai. Beaucoup d’enfants adorent l’école et s’y épanouissent. Ce n’est pas parce que je suis une chochotte émotionnelle que mes enfants le seront également. Mais faire vivre à mes propres enfants ce que je considère comme de la violence parce que « il ne faut pas projeter sur tes enfants tes problèmes psychologiques d’inadaptation à un système », bon… J’ai des doutes, là. Tant qu’à faire, si je peux faire évoluer le système, ou au minimum ne pas y contribuer dans un sens que je n’approuve pas, je préfère.

Bien sûr, j’ai aussi de bons souvenirs de l’école. Ah, l’odeur des fournitures scolaires neuves… Bien sûr, j’ai quand même appris des trucs : par exemple je me souviens très très nettement de mon cours de CE2 sur le roi Soleil, dans lequel j’ai appris qu’à la cour royale de Versailles, on faisait caca par terre derrière les rideaux. J’ai oublié l’intégralité des dates pré-vingtième siècle de ma scolarité de cours d’histoire, mais alors cette histoire de caca par terre, ça m’a marquée. À vie. Comme quoi, oui, j’ai appris des trucs à l’école.

On pourra me dire que l’école a changé depuis. Je l’espère bien. Et je n’en doute pas ! Ma sœur institutrice m’a confirmé que les pédagogies évoluent, que la bienveillance s’invite dans les classes. Il existe des écoles formidables, des enseignants géniaux et qui marquent la vie de leurs élèves heureux et assoiffés d’apprendre. Je sais aussi qu’il y a des cons indécrottables qui ne se remettent pas en question, et qu’il reste beaucoup, beaucoup, beaucoup de violence psychologique, et même de violence physique parfois. Je sais que les enfants ne sont pas non plus des petites choses fragiles incapables de résilience. Mais quand même…

Au-delà de la violence éducative ordinaire, en fait, je doute du principe même d’éduquer. À partir du moment où il y a un programme et des notes, je commence à tiquer. Et s’il y a coercition, punitions, je tique sévère. Même les bons points, les « c’est bien », les « bon travail », ça me fait tiquer.

De lectures en lectures, aidée par une certaine forme d’allergie personnelle à l’autorité sous toutes ses formes, j’ai donc lentement mais sûrement glissé sur la pente du « unschooling radical ». Oui, je suis plutôt du genre radicale dans mes choix. Je pense que si les enfants ont besoin, donc envie, d’apprendre un truc, soit ils l’apprendront seuls, soit ils viendront demander. Tout ce dont ils ont vraiment besoin est d’un environnement de confiance et de liberté, où ils savent qu’ils seront écoutés, accueillis et bienvenus tels qu’ils sont. Et, je me répète : libres.

C’est rapidement devenu évident : je ne voulais pas envoyer mes enfants à l’école.

Il se trouve que je suis dans les conditions idéales pour faire l’IEF. Le salaire de mon mari est suffisant pour les besoins financiers de notre famille, et le salariat ne me manque pas. Je vis à Londres, et le Royaume-Uni a une politique plus libérale que la France ou d’autres pays concernant l’école à la maison. J’ai donc la chance d’avoir le choix. Je ne ressens pas non plus de pressions sociales ou familiales, je me sens relativement bien déconditionnée du modèle établi dans lequel j’ai grandi, cela fait plusieurs années que je navigue hors norme sans jamais vraiment avoir senti de pressions, d’autres ayant déblayé le chemin avant moi (accouchements à domicile, allaitements longs, etc…). Le unschooling est devenu mon idéal, j’ai le choix, et pourtant…

Mon fils de 3,5 ans va faire sa rentrée en septembre.

Voici un article pour expliquer pourquoi, en 10 raisons.

Précision importante : cet article n’est pas contre l’école et les gens qui y travaillent. J’ai beaucoup d’admiration pour les enseignants qui cheminent vers la bienveillance et oeuvrent à faire changer les systèmes éducatifs de l’intérieur. Nous aurons toujours, du moins pendant encore longtemps, besoin d’écoles. Cet article n’est pas non plus contre l’IEF, évidemment. Cet article n’est qu’un partage de mes réflexions personnelles sur le sujet de l’éducation, de là où j’en suis aujourd’hui. Un partage. Il n’y a ni débat, ni combat.

 

1. Parce que j’ai trouvé une école qui ne fait pas d’apprentissages scolaire avant l’âge de 6 ans

Il s’agit d’une école Steiner. De 3 à 6 ans, au jardin d’enfants, il n’y a pas d’apprentissage scolaire. Les enfants n’apprennent ni à lire ni à compter. Ils chantent, ils jouent, ils font de la poterie et de la cuisine, les grands montrent aux petits…

Tout ne me plait pas dans les écoles Steiner. Je ne sais pas non plus si ça conviendra à mon fils, ni s’il y fera toute sa scolarité. Je ne me priverai pas de lui apprendre à lire et à écrire à la maison, avant l’heure officielle de Steiner, s’il en émet le souhait. J’enfreindrai probablement de temps en temps la règle de l’école de ne pas exposer les enfants aux écrans. Mais je suis confiante sur la bienveillance des adultes, je sais que mon fils n’aura ni notes ni bons points, et qu’il ne devra pas porter un uniforme à quatre ans (comme c’est le cas en Angleterre dans les écoles classiques).

Les écoles Steiner ont été fondées en suivant la philosophie de Rudolf Steiner (1861-1925) : l’Antroposophie. Attention, la conception du monde de Steiner est impregnée par une certaine forme de spiritualité. La pédagogie Steiner a donc une composante ésotérique, pas forcément visible, mais bel et bien là. Par exemple, les enfants chantent des comptines pour remercier les bourgeons et les fleurs, sans oublier d’allumer une bougie en appelant les gnomes du feu, avant le repas.

Moi, je ne remercie pas les bourgeons avant de manger, mais je suis du genre à parler à mes anges, à faire des visualisations pour équilibrer mes chakras, et à faire des granules homéopathiques à base d’essence de mon placenta. Les farfadets et les dragons, je trouve ça mignon, voire sexy. Donc le côté ésotérique des écoles Steiner ne m’offusque pas, même si je dois avouer m’être un peu rongée les ongles en surfant sur des sites internet expliquant en quoi les écoles Steiner étaient des sectes… Prenez garde, la conspiration New Age est en marche ! Et garde à votre karma si vous vous permettez de critiquer !

Gnome école Steiner

I’m sexy and I know it.

 

2. Parce qu’on peut lui payer cette école

C’est un peu chagrinant pour mes élans idéalistes anti-capitalistes d’égalité pour tous, mais voilà, cette école est privée et payante. C’est un choix, ce budget ne sera pas dépensé ailleurs. Je vais devoir faire une croix sur mon projet de résidence secondaire au Costa-Rica. Snif.

 

3. Pour avoir une communauté

Quand je vois des témoignages d’enfants IEF, une chose me marque : ces enfants ont des amis de tous les âges, des activités, des groupes. Je vis à Londres, où il y a PLEIN de groupes de familles non-sco (c’est leur petit nom). Partout. Vraiment, la question de la sociabilité des non-sco à Londres devrait vite être réglée. J’ai un côté ours, mais je ne suis pas si asociale que ça.

Je dois pourtant l’admettre : je n’ai pas réussi.

J’ai essayé, au début, à mon arrivée à Londres, d’intégrer ces groupes non-sco. Ça a eu l’air de fonctionner un temps, j’ai rencontré quelques familles. Puis j’ai eu un deuxième enfant : submergée par le quotidien, en manque pathologique de sommeil, prendre le métro étant devenu traumatisant de choses à gérer et de bébés à garder en vie, je me suis recentrée sur ce que j’avais déjà de relations autour de moi.

J’ai aussi essayé de me bâtir ma propre communauté en lançant avec d’autres familles un projet d’habitat groupé. Un an et demi à rêver de vie communautaire, d’auto-contruction et de grand jardin avec potager plus tard, notre projet est tombé à l’eau. Comme tant d’autres : ce genre de projets, c’est une question de motivation sur le long terme, il faut croire que nous n’en avions pas assez. Je me suis lassée de faire des plans sur la comète.

Je n’ai pas de religion pour m’assurer une communauté. Je suis expatriée et certains aspects de la culture anglaise m’échappent, ce qui ne facilite pas mon intégration dans les groupes déjà existants. Par ailleurs, les rencontres entre parents ont fini par me gonfler, passée la période des « tu veux bien être mon amie ??? » lancés à toutes les mères que je croisais lorsque mon ainé était encore un bébé et que j’étais assoiffée d’échanges verbaux entre adultes consentants.

Ce n’est pas tant pour la sociabilité de mes enfants que je m’inquiète. C’est surtout pour moi : je veux faire partie d’une communauté. Être mère toute seule dans mon coin, c’est con. C’est trop difficile. Surtout sans famille proche aux alentours. C’est direction droit dans le mur pour ma santé mentale. Et ce mur, je le connais déjà assez bien…

Mais je ne veux pas n’importe quelle communauté… D’où l’école Steiner, où j’espère pouvoir trouver des parents un peu sur la même longueur d’onde que moi, pour parler du déséquilibre de mon chakra racine sans peur d’être jugée, ou pour organiser des gouters d’anniversaire bio sans colorants ni conservateurs.

Un gouter d’anniversaire bio, zen et vegan, ça ressemble à ça. J’ai hâte !

 

4. Pour structurer notre semaine et nos journées

Je n’y arrive pas toute seule. La plupart du temps je ne sais pas ce que je vais faire de notre journée en me réveillant le matin. Lorsque j’ai des plans, ça tombe à l’eau une fois sur deux, parce que faire des plans avec des enfants en bas-âge, c’est un peu comme prévoir la météo du lendemain en reniflant une couche : c’est hasardeux.

Y a-t-il vraiment besoin de structurer son temps ? Non, il n’y en a pas besoin, je ne le crois pas. Je crois qu’il n’y a aucune règle et que ça dépend des personnalités, quoi qu’en disent les livres de parentalité et les pédagogies éducatives, ça dépend des enfants et ça dépend des mamans. Parfois les routines aident, et parfois on peut se laisser porter par la vie, ses bourgeons, ses pleines lunes et ses étoiles filantes.

Simplement, moi, j’ai envie de cette sécurité, de ce confort, de ce découpage du temps. Ça me rassure. Ça me calme. Ça me donne l’illusion que je contrôle ma vie… Ce qui est absurde, puisque je ne contrôle rien, mais ça permet de diminuer la fréquence de mes crises de nerfs. Ou pas. Je n’ai pas pris le temps de faire de statistiques, à vrai dire.

 

5. Parce que j’ai besoin de temps pour moi

Du temps pour moi, pour mes projets, pour mon sommeil… Ne plus avoir à choisir entre finir l’écriture d’un article, ou faire la sieste, ou lire un livre, ou regarder une vidéo Youtube sur l’extinction des dragons d’Atlantide, ou même ne « rien faire », quand j’ai une heure de liberté devant moi.

Mais surtout, j’ai besoin de temps pour prendre soin de moi. De mon intériorité. Pour digérer les émotions inconfortables qui remontent immanquablement face à mes enfants. Pour prendre le temps de m’écouter, de faire des pauses, de respirer, de pleurer, de me ressourcer. Je peux faire tout ça avec mes enfants, mais j’y arrive moins bien. Certains jours, je sature.

Est-ce que l’école va résoudre tout ça ? Non. Mais au moins n’aurai-je pas l’impression d’être une mère toxique non-stop pour mes enfants, ce qui m’amène au point suivant.

 

6. Pour ne pas être la seule coupable

C’est lourd à porter, l’éducation, sans communauté, sans soutien… Et si jamais ça foirait ? Et si mes enfants devenaient des psychopathes manipulateurs analphabètes marginaux s’ils n’allaient pas à l’école ? L’unschooling demande un lâcher-prise qui me manque encore. Ça s’apprend. Comme disent les anglosaxons, pour faire du unschooling, c’est avant tout aux parents de se dé-schooler. En attendant, m’en remettre à quelqu’un d’autre pour une partie de l’éducation, ou du moins pour la garde d’enfants, c’est plus confortable

Et le père, alors ? Oui oui, le père est là. Il est responsable aussi. Mais pas coupable, non, ça c’est plutôt réservé à la maman. Est-ce parce que les mères intériorisent plus la culpabilité ? La société occidentale est encore largement patriarcale, sans ne blâmer personne. Ça change, de plus en plus vite, à chacun de prendre ses responsabilités et de faire bouger les choses à son échelle. Hors débat sur le partage des tâches ménagères et les différences de salaires à travail égal, j’ai quand même l’impression d’être plus touchée par le sentiment de culpabilité parentale que mon mari. Une question de personnalité, ou de société ? Va savoir…

 

7. Parce que j’ai envie qu’il apprenne l’anglais

Mon fils ainé est né aux Etats-Unis, puis nous avons déménagé à Londres. Je n’ai jamais voulu lui parler anglais moi-même, parce que les « experts » conseillent de ne parler que sa langue maternelle à son enfant si on veut qu’il continue à la parler avec nous (c’est un classique chez les expatriés, les parents parlent dans une langue à l’enfant, qui répond dans une autre), et parce que j’étais persuadée qu’il apprendrait de toute façon à force d’y être exposé. Depuis tout petit, il est familiarisé avec la langue anglaise. Je parle anglais avec mes amis, je l’ai trainé dans toutes sortes d’activités en anglais… Le truc, c’est qu’il du genre à préférer courir et escalader plutôt que de rester assis à écouter, surtout si en face l’interlocuteur parle une langue qu’il ne comprend pas du premier coup.

Résultat : il parle deux langues couramment à la maison, mais pas d’anglais, à part quelques phrases clés, comme « I want this one » quand il voit de la nourriture qui l’intéresse. Ce n’est pas la fin du monde, mais puisque nous vivons dans un pays anglophone, c’est quand même dommage. À l’école, il devrait apprendre vite.

 

8. Je manque de modèles

Je ne me sens pas l’âme d’une pionnière, sous mes airs de rebelle déconditionnée du système. Ma confiance en moi a ses limites, j’ai besoin de modèles, de voir comment ça se passe dans les autres familles, à quoi ressemblent leurs journées, comment les apprentissages autonomes se font… Pas pour copier un modèle universel qui fonctionnerait pour tout le monde (pas la peine de fuir l’école pour ça), mais pour m’inspirer et faire ma petite patouille.

Je remercie du fond du cœur celles et ceux, de plus en plus nombreux, qui se lancent dans l’aventure IEF et qui partagent via leurs blogs, leurs articles, leurs vidéos. Ça m’inspire. Je continue de lire et d’apprendre sur ce sujet passionnant. Un jour, peut-être, me sentirai-je prête.

 

9. Parce que le papa est contre l’IEF

Ce n’est pas tout à fait un détail. Nous sommes une famille. J’ai bien essayé de lui faire lire des articles, je l’ai bien forcé à regarder un documentaire sur le sujet. Il est bienveillant et très impliqué dans l’éducation de nos enfants. Il m’a toujours soutenue dans mes choix bizarres. L’accouchement, l’allaitement, c’est à moi de choisir. Quand il voit que ça fonctionne, il respecte mes choix. Portage, co-dodo, il a suivi le mouvement et il adore. Quand il voit que ça fonctionne, donc.

Si quand il rentrait du travail, je lui racontais avec enthousiasme nos journées riches de rencontres, de découvertes et d’apprentissages informels… Je n’ai aucun doute qu’il finirait par adhérer à l’IEF, comme pour mes autres choix. Sauf que souvent, quand il rentre, il s’en prend plein la tronche parce que je suis d’une humeur exécrable, parce que je suis fatiguée et pas assez entourée, que la maison est sens dessus dessous, que je suis avachie et en pleurs sur le canapé. Pas tous les jours non plus, hein, mais suffisamment souvent pour qu’il constate que ça ne fonctionne pas. Comme c’est quelqu’un de bien, il ne fait pas de choix à ma place, il ne me dit pas ce qui est bon pour moi. Par contre, pour nos enfants, il le dit.

« Tiens, on a été cambriolés ? » C’est la blague préférée de mon mari, quand il rentre du travail et que la maison est retournée. C’est drôle, n’est-ce pas ? Je l’ai épousé pour son humour. Il devrait tenir un blog, lui aussi.

 

10. Parce que ce n’est pas un choix à vie

Ce n’est pas parce que mon fils va à l’école que je ne serai plus à l’écoute. Aucun choix n’est figé. Nous verrons ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas. C’est ce que je fais depuis mon premier test de grossesse positif : découvrir, choisir, essayer, rater, culpabiliser, ajuster, encore choisir, adapter, lâcher, simplifier, découvrir, ad vitam aeternam.

 

Des ressources pour aller plus loin :

– Pour commencer, bien sûr, le magnifique film de Clara Bellar : Être et devenir (Et la page facebook du film, qui partage des ressources sur son mur)

– Un article essentiel A LIRE ABSOLUMENT, notamment pour toutes les mamans féministes qui veulent faire l’IEF mais qui comme moi trouvent ça trop lourd à porter : Pourquoi il faut supprimer l’école obligatoire: Entretien avec François Bégaudeau

– Et le même François en vidéo, mon héros : Echange avec François Bégaudeau après une projection du film Être et Devenir

– Un témoignage d’une maman non-sco : L’instruction en famille… Concrètement ! 

Bon, il y a plein de ressources sur le sujet, je vous laisse faire chauffer vous-même vos moteurs de recherche. Et ne vous gênez pas pour partager vos ressources inspirantes en commentaires, bien sûr, c’est là pour ça (ainsi que pour me dire si vous avez aimé cet article).

Pour conclure, n’oubliez pas que vous pouvez vous abonner au blog ou me suivre sur facebook. À terme, si on est suffisamment nombreux, on pourra créer une secte anarchiste anti-républicaine pour faire de la concurrence à Steiner ! On remplacera les gnomes par des licornes.

4 commentaires sur “10 raisons pour lesquelles mon fils ira à l’école malgré mes idéaux d’IEF

  1. Oh comme votre nouvel article fait du bien ! Comme vos raisons et questions font écho avec tout un tas de tergiversations-réflexions. Merci :) Mon Trublion n’est pas encore en âge d’être sco ou non-sco mais j’avoue être déjà contente qu’il est pris le chemin de la crèche 4 jours par semaine. Et puis ça fait du bien (ou du mal, ça dépend des jours!) aussi de pouvoir (se) dire que l’on a nos propres limites et qu’on a besoin de temps pour soi.

    • Merci !! Oui, on a nos limites… J’ai souvent besoin de les dépasser pour m’en rendre compte :-) Un peu comme les bambins, maintenant que j’y pense ;-)

  2. Je me retrouve tout à fait dans ces 10 points qui ont eu raison de mon choix de renoncer à l’IEF, malgré une vraie réflexion qui s’est amorcée cet été en voyant Etre et devenir. Exaptriée également, je vis des réalités similaires et finalement on a opté pour une école Montessori même pas trop impayable comparé aux prix en Belgique. Je ne me sens pas de prendre cette responsabilité et je manque trop d’organisation. Bref, lire ton article me fait du bien car pendant une période je me sentais, trop nulle ou pas à la hauteur d’apporter à ma fille ce que j’aurais vraiment souhaité pour elle mais finalement pour le papa c’était no way donc ca a été plus simple de passer au dessus :-) avec quelques mois de recul elle semble super épanouie et c’est craquant de la voir causer en anglais! (par contre si tu as envie de faire un article prochainement sur la gestion du bilinguisme ca m’interesse! je ne sais pas trop s’il est nécessaire de faire des trucs à côté de l’école en francais du coup…quel âge à ton fils au fait?)

    • C’est super qu’elle soit épanouie !! Ce n’est pas trop le cas de mon fils (il a 4 ans), après 6 mois au jardin d’enfants, il n’est toujours pas adapté, tous les matins il me dit qu’il ne veut pas y aller, et il fait un blocage sur l’anglais (mais comme dit la maitresse, il doit assimiler et ça va sortir d’un coup), mais il y a d’autres problématiques que l’anglais pour lui qui font que c’est compliqué… Mais après avoir lu tellement de livres, m’être tellement culpabilisée de tout ce que je n’arrivais pas à lui offrir, j’ai décidé il y a peu de lâcher prise complètement sur les apprentissages de mon fils et de faire confiance à l’école pour gérer ça, et moi de me concentrer seulement sur notre relation, à commencer par travailler sur moi et sur mon impatience chronique… Plus j’avance dans la maternité et plus je lâche mes idéaux de mère parfaite, surtout ceux que j’avais avant d’avoir des enfants :-)
      Un article sur la gestion du bilinguisme… ça c’est une idée… je crains ne pas gérer grand chose ceci dit lol…

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