Un petit-déjeuner ludique et végane en 10 étapes

cookies-miam

Une recette de cookies bios ! Sans sucres ajoutés, complet, végétalien, simple (seulement 4 ingrédients), interactif et jovial !

Faire la cuisine est une activité fabuleuse à faire avec de jeunes enfants. Non seulement ils sont initiés l’air de rien aux mathématiques et à la chimie, mais c’est aussi l’occasion de passer un moment de complicité sincère, de rire aux éclats lorsqu’un peu de farine finit sur le petit bout du nez de bébé hoho-comme-c’est-mignon-vite-une-photo, et de constituer des souvenirs de joie familiale partagée qui dureront toute une vie.

Par ailleurs, l’équilibre alimentaire, c’est important. Perso, tous les deux mois environ, je soupçonne chez mon fils ainé une carence sévère en un nutriment dont je découvre l’existence, et qui est essentiel à sa croissance et à son cerveau… (Heureusement, pour mon deuxième fils, j’ai moins l’occasion de m’inquiéter, la plupart des névroses alimentaires ayant été écoulées pour l’ainé.)

Cet article vous donnera donc des idées pour un petit-déjeuner aussi rigolo à confectionner qu’à déguster, riche en nutriments essentiels, et qui contribuera à la paix dans le monde et à l’arrêt de la fonte des glaces (si si) en ne participant pas à l’exploitation animale.

 

1. Avant de débuter, un peu d’eau fraiche et de fruits

Rien de tel que de commencer la journée en buvant de l’eau et en mangeant des fruits crus pour réveiller notre système digestif (je ne sais pas si téter dix fois par nuit, ça compte comme du sommeil pour le système digestif).

Selon la saison, un bol fraises, des tranches de pommes, une orange pressée… En plus de leur abondance de vitamines et d’oligo-éléments, la richesse des couleurs et des saveurs des fruits de la nature participe à l’éveil sensoriel des tout-petits.

framboise

Si votre enfant n’aime pas les fruits, et bien… Et bien vous êtes un mauvais parent, désolée. Avez-vous au moins passé un bilan de compétences avant de procréer ? Bon, tant pis, vous vous rattraperez peut-être avec la suite.

 

2. Ingrédients

Pendant que les fruits sont digérés, et une fois que vous avez fini d’essuyer les mains et les murs de tâches vitaminées, vous pouvez sortir les ingrédients pour les cookies, et les disposer de manière ludique à hauteur d’enfant, Montessori-style (prononcez Montessoraï-staïle), afin que l’enfant se sente acteur de son environnement et de ses expériences.

Il nous faut :

  • une banane
  • du beurre de cacahuète (ou autre purée d’oléagineux : amande, noisette, etc)
  • des flocons d’avoine
  • des raisins secs
ingredients

Quantités au pif, à ajuster selon que vous aimiez plus ou moins le gout de la banane ou du beurre de cacahuète, et les flocons d’avoine pour une texture collante mais pas trop (c’est clair, non ?)

 

3. Écraser la banane

À l’aide d’une fourchette, écrasez la banane dans une assiette.

Mon fils de 3 ans adore cette étape, il se sent totalement acteur de son environnement et de ses expériences. Il écrase un centimètre cube de banane, et… Voilà. Après ça, il s’impatiente et va chercher une tranche de pain dans le congélateur (c’est là que je range mon pain). Je lui propose avec bienveillance de décongeler la tranche dans le grille-pain, puis de retourner à son activité ludique d’écrasage de banane. Il menace alors de m’assommer avec la porte de la cuisine : il veut manger du pain froooaaa, et la banane ne l’intéresse plus. Je n’insiste pas, je préfère le laisser se sentir acteur de son environnement et de ses expériences en dégustant sa glace au blé.

Je retourne à notre banane, que mon fils de 16 mois a entre-temps écrasé avec soin en se sentant acteur de son environnement et de ses expériences, et qu’il a réparti dans ses cheveux, ses oreilles, ses sourcils, et les rideaux. C’était la consigne, après tout. La banane est écrasée.

 

4. Mélanger avec le beurre de cacahuètes

Mon fils ainé a fini sa glace au blé. Il retourne plonger dans le congélateur, pour en ressortir cette fois-ci une poignée de petits pois, tout aussi congelés. Je m’interroge un quart de seconde : le laisser faire, est-ce du laxisme ou de la bienveillance ? Puis je me souviens que moi-même, enfant, j’adorais manger les pommes dauphines congelées… Aaaah, tendres souvenirs d’enfance… Les petits pois congelés deviendront sa madeleine de Proust à lui…

Mon cadet, quant à lui, trouve plus intéressant d’aller grattouiller le pied de la chaise.

Je me retrouve donc seule à confectionner les cookies. Tant pis pour le moment de partage jovial en cuisinant. L’important, c’est que mes enfants ne soient pas brimés et restent acteurs de leur environnement et de leurs expériences.

 

5. Ajouter les flocons d’avoine et mélanger

J’aurais dû me douter que c’était louche, tant de passion et de concentration pour gratrouiller un pied de chaise… Je rattrape in-extremis une coccinelle sur le point d’être gobée.

– Végétalien, j’ai dit !

Chez moi, on respecte les consignes ! Fini le laxisme ! Non mais… Dire que j’ai failli être une mauvaise mère…

 

6. Ajouter les raisins secs et mélanger

En parlant de raisins secs, j’en profite pour vous mettre en garde : ne mangez jamais un raisin sec trouvé autre part que dans son sachet d’origine. JAMAIS ! Naïvement, on pourrait penser que ça vient d’un repas précédent qui se serait retrouvé éparpillé un peu partout, comme ça arrive à peu près à tous les repas. Et pourtant… Un raisin sec qui traine, c’est comme un morceau de pulpe d’orange collé sur un avant-bras, c’est comme un pépin de tomate accroché une manche de pull : on ne peut jamais être certains de son origine. C’est, en effet, le genre d’aliment qui ressort presque intact…

Quoique, ça peut avoir des intérêts nutritionnels, un raisin sec réhydraté riche en vitamine B12 ** (Humour Vegan : si vous n’avez pas rigolé, c’est soit parce que vous ne pouvez pas comprendre, soit parce que ce n’est pas drôle).

 

7. Former les cookies sur du papier sulphurisé

Pour les plus artistiques, vous pouvez donner des formes rigolotes à vos cookies : cœurs, étoiles, coccinelles… Pour ma part, je fais des pâtés que j’écrase avec la fourchette.

cuisson

 

8. Cuisson

Mettre au four une quinzaine de minutes à une température habituelle de gâteaux. Si ça sent trop le grillé, vérifier s’il ne resterait pas un playmobil coincé quelque part dans un coin du four.

Pendant que ça cuit, je m’assois à côté de la porte du four, et je communique avec mon cadet, qui se remet doucement de sa privation arbitraire de coccinelle, pour son éveil verbal et le renforcement de ses capacités sociales et intellectuelles :
– Ché-cho !
– Et oui, c’est chaud, c’est très chaud.
– Oooooo ché-cho !
– Oui, c’est chaud, il ne faut pas toucher.
– Ooooooo ché-cho ! Ché-cho ! CHÉ CHOOOOO !
Etc, pendant quinze minutes.

 

9. Dégustation

Mon fils ainé se jette sur les cookies, et…

jai-faim

Il les dépèce pour en extraire méthodiquement tous les raisins secs :

post-degustation

Si je mets les miettes au congélateur, les mangera-t-il ?

 

10. Deuxième fournée

Ces cookies sont un véritable succès, mes enfants en redemandent à chaque fois.

Pour la deuxième fournée, ça va plus vite :
– parsemer le papier cuisson de raisins secs
– mettre sur une plaque et faire semblant d’allumer le four (ché-cho, ché-cho, oooooo ché-cho)
– attendre quelques secondes avant de tourner la minuterie du four pour que ça fasse biiiiiiiip
– dire « à taaaaable, c’est cuit »
– admirer avec attendrissement les enfants bondir de délectation à la vue de ce somptueux mets

deuxieme-fournee

Cette recette est modulable à l’envie. Par exemple, j’en ai fait une version au chocolat en remplaçant les raisins secs par du cacao en poudre (à ajouter à la banane écrasée), et qui a eu beaucoup de succès. On peut ajouter diverses poudres et graines riches en nutriments (poudre d’amandes, graines moulues, etc), avec l’espoir qu’au moins 2 % de tout cela finisse dans les estomacs de nos chérubins. Etc…

Bon appétit !!!

 

Pour s’abonner au blog :

La page facebook du blog : Une Maman et Dix Trucs sur facebook !

**Note à propos de la vitamine B12 : il s’agit du seul nutriment qui ne puisse être trouvé que dans les produits d’origine animale (chair, lait, oeufs), selon les connaissances scientifiques actuelles. Elle est fabriquée par des bactéries. Chez les animaux herbivores, la B12 est synthétisée par ces bactéries au niveau de leur système digestif avant d’atteindre les intestins où elle peut être absorbée. Dans notre cas, humains omnivores, la vitamine B12 est synthétisée trop loin dans notre colon pour qu’elle puisse être assimilée, c’est la raison pour laquelle nous avons besoin de produits d’origine animale pour survivre, à moins que nous ne mangions nos excréments (certains animaux pratiquent la coprophagie)… Chacun son truc, mais la solution que les végétaliens préfèrent pour ne pas être carencés (et, accessoirement, pour rester en vie) est d’utiliser directement les bactéries pour synthétiser la B12 dans des cuves hors intestins, et d’en faire des compléments alimentaires. On n’arrête pas le progrès !

Si vous êtes végétaliens, ou même si vous diminuez et espacez vos prises de produits d’origine animale, n’oubliez pas de vous supplémenter en vitamine B12. C’est particulièrement important pour les enfants et les femmes enceintes et allaitantes. La B12 n’est pas toxique, il n’y a aucun risque de surdose.

À savoir pour les végétariens : les œufs ne sont pas une source suffisante en B12 (il faudrait en manger une trentaine par jour). Les algues, et notamment la spiruline, ne constituent pas une source fiable de vitamine B12 (malgré ce que l’on peut lire sur certaines étiquettes), au contraire : elles contiennent des analogues, qui non seulement empêchent l’assimilation de la bonne B12, mais faussent les résultats des analyses sanguines (analyses qui d’ailleurs ne sont pas fiables, seule une analyse urinaire est fiable).

C’est grâce à la découverte scientifique de cette vitamine que l’homme peut survivre avec un régime végétalien et s’affranchir de toute forme d’exploitation animale.

Imaginez, un monde sans cages…

Toutes les infos sur : Vive la B12.

Pour poser vos questions personnalisées sur le sujet : groupe facebook Vive la B12 !

2 commentaires sur “Un petit-déjeuner ludique et végane en 10 étapes

  1. Recette testée deux fois cette semaine avec mon loulou « sans gluten-sans lait-sans œuf-sans cacahuète », qui a adoré, et toute la famille aussi d’ailleurs ! (souvent, lui aime car il n’a pas de comparaison, mais nous on a du mal…). La banane apporte un côté moelleux et fondant à l’intérieur, alors que l’avoine croustille à l’extérieur… un vrai délice !
    En plus c’est HYPER RAPIDE ! Et ludique !
    Je vous remercie pour cette recette précieuse car rare quand on a autant d’allergies… On s’arrache un peu les cheveux pour trouver quelque chose de bon.

    • Super !!! Et oui rapide, ludique et bon ! Je suis vraiment ravie que la recette vous ait plu à vous et votre loulou ! Du coup je vous partage aussi la recette d’un gâteau au chocolat « sans gluten-sans lait-sans œuf-sans cacahuète » que je fais souvent, qui est SUPER bonne, et facile à faire. Perso je ne fais pas le glaçage et c’est aussi très bon sans :-) On doit pouvoir remplacer la farine par de la farine sans gluten :-)
      La voici : https://www.facebook.com/lacuisineddejeanphilippe/videos/1774681829410747/

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *